Rencontre avec un ovni enquête d un journaliste américain

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PDF Signaler ce document La dispute autour du mot « preuve » se réduit à une question : Qu'est-ce qui constitue une preuve? Faut-il qu'un ovni atterrisse à l'entrée du Pentagone, près des bureaux des chefs d'État-Major? Ou bien est-ce une preuve quand une station de radar au sol détecte un ovni, envoie un jet l'intercepter, que le pilote du jet le voit et le suit sur son radar pour finir par le voir disparaître à une vitesse phénoménale?

Ou est-ce une preuve quand un pilote tire sur un ovni et maintient son histoire même au risque de passer en cour martiale? Est-ce que cela constitue une preuve? Capitaine Edward J. Ruppelt 1 1Face aux soucoupes volantes, les sociologues n'ont apparemment qu'une réaction : l'étonnement. Ainsi, une fois constaté, à la suite d'un sondage d'opinion parmi tant d'autres, qu'un tiers de la population croit aux ovnis, en vient-on à s'étonner de la persistance de telles croyances, dans notre « univers hyper-technique et hyper-scientifique » Kapferer et Dubois : La croyance est ainsi traitée comme une erreur - en effet « si c'est une croyance, ce n'est pas vrai », comme l'a maintes fois entendu dire J.

Favret-Saada : 14 - comme un phénomène psychologique faisant fi de la raison. Considérer ceux qui croient aux ovnis sous le seul angle de l'erreur, de l'irrationalité est critiquable. C'est ne pas tenir compte des débats permanents sur le sujet, évitant ainsi d'analyser des discussions qui portent non seulement sur la réalité ou la non-réalité des ovnis, mais également sur la rationalité, la scientificité, l'erreur, etc.

Pour peu que l'on s'y essaie, le caractère apparemment simpliste de la croyance aux objets volants non identifiés ovnis apparaît alors comme la conséquence de l'approche sociologique et non pas comme une caractéristique propre du discours sur ce phénomène 2. En effet, lorsqu'on prend la peine de suivre les affaires d'ovnis comme le ferait un ethnographe, on s'aperçoit que ces croyances ont une histoire, que leur contenu a changé au cours des quarante dernières années, souvent parce que, à côté du public « croyant » pris en compte par les sondages, il existe des personnes qui se désignent, ou que l'on désigne, du terme d'ufologue 3.

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Les ufologues ne sont pas étiquetables comme de simples personnes qui croient-aux-ovnis-engins-spatiaux-venus-d'une-autre-planète. Leur croyance renvoie avant tout, comme le fait remarquer Ron Westrum dans ses analyses sociologiques des discours ufologiques, à toute une série d'opérations pratiques : « Avec l'ardeur du passionné, les enquêteurs amateurs interviewent des témoins d'ovnis, recherchent des traces physiques d'"atterrissages" d'ovnis, rédigent des rapports, les échangent entre eux, collectionnent les vieux livres et magazines ufologiques, discutent leurs enquêtes, tiennent des congrès, publient des revues et parfois écrivent des livres » Westrum : Que se passe-t-il dans une affaire d'ovni, quelles sont les stratégies mises en place par leurs passionnés, et leurs détracteurs, pour construire, ou déconstruire la réalité de cet objet?

J'éviterai au long de ce texte d'adopter les termes utilisés par les personnes rencontrées, qu'il s'agisse des « croyants » ou des « rencontre avec un ovni enquête d un journaliste américain » 4. Je m'attacherai plutôt à replacer les termes utilisés, comme « preuve », « enquête », etc. Par ailleurs, je ne me limiterai pas à l'étude d'une partie seulement des acteurs, ceux qui croient, mais prendrai également en compte les témoins, les ufologues, leurs contradicteurs, les journalistes, etc.

Nous verrons ainsi qu'il est délicat de définir une frontière nette entre sceptiques et croyants.

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Mieux, nous verrons que les « croyants » tour à tour adhèrent plus ou moins à ce qui leur est dit ; par exemple, ils croient à certains ovnis mais pas à d'autres, que scepticisme et croyance sont à répartir de nouveau de façon équitable entre les acteurs, tant ces mots changent de définition selon les lieux et les moments. De même, il va de soi que je n'introduirai pas d'élément autre que ceux présents au moment dont il sera question cela afin d'éviter d'introduire de façon anachronique un nouvel élément ou de trouver une nouvelle cohérence aux événements qui ne résulterait rencontre sérieuse d'un nouveau découpage des faits et non d'une explication des découpages opérés par les acteurs étudiés.

Dans la foulée des études sur la sociologie des sciences, des chercheurs ont parfois aussi essayé de comprendre la « construction sociale » des phénomènes parapsychologiques, des ovnis, ou d'autres sujets rencontre femme amerique controverses WallisCollins et Pinch en proposant non pas « une sociologie des erreurs ou des pseudo-sciences, mais une appréciation sociologique des processus d'acceptation ou de rejet des énoncés de faits » Shapin : En effet, même s'il détaille les processus de circulation de l'information sur les ovnis, il a, me semble-t-il, tendance à sous-estimer le rôle de ces procédures dans la construction, la production des faits ufologiques ou à propos d'autres anomalies.

En effet, par un réflexe rationaliste assez classique, Westrum a tendance à faire se tenir entièrement la vérité ou la fausseté d'un événement en amont du processus de mise en forme ufologique, ce dernier ne venant plus que s'ajouter, son rôle se limitant à permettre ou empêcher la circulation de l'information.

Ce faisant, Westrum détaille les procédures des autres mais oublie que la solution qu'il place a priori en amont l'est à la suite d'un travail de découpage, de tri, qu'il effectue lui-même. Bref, il s'illusionne sur ses propres procédures, les oubliant, pour ne plus détailler que celles des autres.

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Mon hypothèse de travail est tout autre. Je placerai donc le caractère vrai-faux-illusoire des soucoupes, la rationalité ou l'irrationalité des ufologues en aval, évitant ainsi de produire des anachronismes en expliquant une controverse à l'aide d'un élément dont cette controverse même cherche à fixer le statut, le degré de réalité.

Ces ensembles de pratiques de collecte, de sélection, de mise en fiches, de rédaction, etc. Ce n'est pas à cause d'une montée de l'irrationnel ou d'un changement du tissu délicat de l'univers que les gens se mettent à écrire, à conférer sur les soucoupes ou les phénomènes paranormaux ; c'est bien plutôt parce qu'ils se mettent à écrire, à publier des articles, à les comparer entre eux, à discuter, que les soucoupes deviennent possibles, visibles, ou au contraire - selon le contenu et la façon dont il est organisé - invisibles, irréelles cf.

Latour sur le rôle des inscriptions dans le travail scientifique. Ce n'est pas à la base qu'il y a des hallucinations ou des erreurs de perception puis des croyances qui rendraient artificiellement le tout matériel, c'est bien plutôt à la suite du travail des rationalistes que les soucoupes disparaissent et c'est à la suite du travail des ufologues qu'elles prennent forme, rentrent dans des catégories.

Nous sommes endans le nord-ouest des États-Unis. Disons brièvement qu'Arnold est le « premier témoin » d'une observation de soucoupes volantes. Le dernier mardi de juin, il voit, depuis son avion privé, neuf engins bizarres voler près du mont Rainier. Il rapporte son observation, notamment à des journalistes à la suite des articles desquels l'expression « soucoupe volante » a été forgée. S'ensuit une importante controverse. Beaucoup considèrent les soucoupes comme le résultat de mauvaises interprétations de phénomènes connus ceux qui acceptent les témoignages parlent plutôt d'armes secrètes, américaines ou russes 5.

Arnold, insatisfait par la tournure prise par le débat, essaie de recueillir des éléments susceptibles de lui permettre d'argumenter ses dires. Ainsi, il rencontre d'autres témoins d'observations de soucoupes par exemple, le capitaine Smith, cf.

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Mais, surtout, à l'instigation d'un éditeur de Chicago, il effectue une enquête sur une affaire de soucoupes près de Tacoma, dans l'État de Washington. C'est une partie de cette enquête arnoldienne que je voudrais détailler. Cela afin de montrer comment Arnold et d'autres s'y sont pris pour recueillir, évaluer, accepter ou refuser les différents éléments de l'affaire.

On verra ainsi comment les soucoupes ont acquis ou perdu leur réalité au fil de ces opérations.

  • Ce livre lance ce qu'il est convenu d'appeler aujourd'hui « l'affaire de Roswell ».
  • L’étude des ovnis prise au sérieux aux États-Unis | JDM
  • Site rencontre etranger
  • Chronologie de l'ufologie — Wikipédia
  • Jacques Vallée est très connu des ufologues, en particulier aux Etats-Unis.
  • OVNIS, une affaire d’état : enquête sur ces mystérieux objets volants
  • Envoyez vos questions et commentaires à : bac.
  • Les OVNIs à BAC : l’Incident de Falcon Lake – Partie 1 - Bibliothèque et Archives Canada

L'enquête arnoldienne 8Transportons-nous donc tout d'abord aux États-Unis. Plus précisément à Boise, dans l'Idaho. Dans les derniers jours de juinKenneth Arnold trouve, en consultant son courrier, devenu abondant après la nouvelle de son aventure, une lettre, à en-tête de Venture Press, d'un certain Raymond A.

Palmer qui lui « faisait part de son désir de publier un article dans son magazine au sujet des disques volants vus par M. Arnold près du mont Rainier le 24 juin » Office Memorandum, : 1 6 6. Pour Arnold, la lettre de Palmer n'est qu'un courrier de plus provenant d'un éditeur intéressé par son récit.

Rencontre avec un ovni enquête d un journaliste américain il a reçu de nombreuses sollicitations, il ne répond pas. Un mois plus tard, le 22 juillet, Palmer écrit à nouveau : « J'ai l'impression que vous avez été tellement ennuyé que vous voulez oublier les soucoupes volantes - mais j'aimerais vraiment obtenir votre version des faits, une photo de vous, de votre avion, comme je vous l'ai demandé précédemment. Et n'allez pas croire que vous êtes idiot, parce qu'il y a plus dans cette affaire que les journaux et les "experts" n'en ont dit » [c'est moi qui souligne].

Dès la phrase qui suit, il propose à Arnold d'aller enquêter sur une affaire de soucoupe à Tacoma, près de Seattle, proposant de payer les frais « plus une jolie prime pour que le déplacement en vaille la peine ». Dahl et Fred L. Harold Dahl et deux autres marins ont vu, au cours d'une patrouille près de l'île Maury, à l'extérieur de Tacoma, six disques, dont un en difficulté ; ils ont assisté à une explosion, ont vu de la matière tomber et heurter leur kiosque et leur phare et chuter sur la plage.

Ils m'ont envoyé des échantillons que l'université de Chicago n'a pu réussir à analyser. Je veux une photo de la plage et des trucs qui y sont tombés dans les vingt tonnes, d'après ce qu'ils ont dit. Et j'ai besoin de quelqu'un cherche femme élancourt puisse établir la vérité, qui puisse déterminer si ces garçons sont honnêtes.

Vous pourriez faire ça. J'espère que vous accepterez. Si vous êtes d'accord, pourriez-vous m'écrire afin que nous parlions affaire.

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Je pense que vous aimerez également prouver cette histoire! Quoi qu'il en soit, je veux toujours cet article! Par ailleurs, Kenneth Arnold, après avoir donné le 25 juillet au Boise Ad Club une conférence sur son observation du 24 juin, « fut abordé par une personne qui dit connaître Dahl et Crisman et qu'ils étaient des individus auxquels on pouvait se recherche kilt homme ibid.

Le matin suivant, il reçoit un mandat via la Western Union. Arnold est étonné : « J'étais assez surpris et je pense que Dave l'était également. Dave, un journaliste qui avait les pieds sur terre, ne parvenait simplement pas à croire qu'un inconnu, pour ainsi dire, puisse jeter son argent par les fenêtres de cette façon.

Voilà notre témoin enrôlé comme enquêteur.

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Le voici qui, moyennant deux lettres, un coup de téléphone et un mandat, se retrouve avec la tâche d'aller trouver d'autres témoins qui détiendraient des débris de soucoupe volante. Qui est Ray Palmer 9? Un éditeur? Certes, mais il est tenace, il paye, il a une histoire intéressante à vérifier, et il ne doute pas de la parole d'Arnold.

En une lettre d'une seule page, Palmer émet plusieurs opinions : certains ne disent pas tout ce qu'ils savent sur les soucoupes, les experts habituels ne sont pas si compétents qu'on veut bien le dire. Et il suggère d'aller à Tacoma. Déplacement qui va se révéler un véritable « Passage du Nord-Ouest ». Mais n'anticipons pas. Cela implique également pour Arnold de ne pas attendre les experts classiques météorologues, psychologues, sociologues qui ont été désignés jusqu'à présent pour juger le dossier encore neuf mais déjà consistant des soucoupes.

Non, Rencontre avec un ovni enquête d un journaliste américain lui suggère de juger par lui-même. Arnold-le-témoin devient Arnold-l'enquêteur. Avant de devenir, comme on le verra, Arnold-l'expert-ès soucoupes. L'enquête 12Retrouvons Kenneth Arnold.

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Le matin du 30 juillet, il quitte Boise avec son avion privé pour se rendre à Tacoma Office Memorandum, : 1. Pour rester fidèles à nos principes méthodologiques, nous suivrons Kenneth Arnold dans son enquête, sans nous demander si les faits sont crédibles et les acteurs honnêtes, mais en observant ce que les uns et les autres font de ce qui leur est dit ou montré.

Nous ne tenterons pas de faire le tri parmi les assertions de ceux qui nous ont précédés sur le terrain, mais nous nous pencherons sur les tris opérés au cours du débat en nous gardant bien de donner une opinion sur les choix effectués.

C'est cet agnosticisme seul qui nous permettra de comprendre les socio-logiques de ce que nous pourrions appeler la première enquête « soucoupologique ». Interroger les témoins 13Arrivé à Tacoma dans la soirée, Kenneth Arnold trouve une chambre à l'hôtel Winthrop Wilcox : 7 d'où il téléphone à Harold Dahl auquel il demande un rendez-vous pour discuter de son observation de l'île Maury.

Dahl répond d'abord à notre enquêteur de retourner chez lui et d'oublier l'affaire. Arnold insiste, et Dahl finit par accepter un entretien, mais insiste alors pour venir immédiatement. Dès qu'il est là, il répète qu'il veut « oublier ces disques car trop de choses lui sont arrivées » Office Memorandum, : 1.

Arnold se fait alors insistant et par ruse?

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A quoi Dahl « répondit immédiatement que son histoire n'était ni fausse ni une plaisanterie, mais que ce qu'il avait vu et qui lui était arrivé était tellement inhabituel et fantastique qu'il voulait [l'] oublier » ibid.

Il accepte de parler « à condition que son nom et celui de la Patrouille du Port ne soient pas mentionnés » ibid. Voici ce que la mémoire d'Arnold aurait restitué des propos de Dahl à un special agent du FBI le 19 août : « Dahl déclara que son chien avait été tué, son fils blessé, que le wheel mount de son bateau de patrouille avait été atteint par des fragments de disques et que quelque vingt tonnes de ces fragments avaient chuté sur la plage de l'île Mauri, dans la baie et que le jour suivant cet incident, un homme d'une quarantaine d'années l'avait contacté et lui avait dit : "Je sais ce que vous avez vu près de l'île Mauri et si je peux vous donner un bon conseil, c'est de l'oublier et de garder le silence" » ibid.

Puis, Dahl aurait livré à Arnold le récit suivant de son observation : « Durant l'après-midi du 21 juinil était en patrouille avec son fils, son chien et deux marins près d'une petite baie de la côte est de l'île Mauri.

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Il déclara qu'il regardait en l'air au travers du pare-brise du bateau lorsque, à une hauteur d'environ pieds environ mil vit six objets circulaires gris qui ressemblaient à des chambres à air légèrement aplaties. Ces objets semblaient avoir pieds 30 m de largeur et possédaient un trou central d'environ 25 pieds 8 m.

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Dahl dit qu'il pensa qu'il s'agissait de quelque ballon. L'objet central était plus bas que les autres objets, et les autres objets tournaient autour du premier. L'objet central semblait descendre tandis que les autres le suivaient. Comme les objets descendaient, il vit des hublots sur le bord intérieur et ce qui paraissait être des fenêtres. Il déclara que l'objet central descendit à environ pieds met que soudainement, un des objets l'entourant s'abaissa et vint toucher l'objet central et demeura dans cette position quelques minutes, tandis que les autres, au-dessus, continuaient de tourner.

L'objet qui était descendu toucher l'objet central stationné plus bas remonta alors reprendre position parmi les autres objets. Tous les objets commencèrent alors à remonter et ce qui ressembla à des journaux se mit à tomber du centre de l'objet central [ Alors, de la lave commença à pleuvoir de l'objet central et Dahl dirigea le bateau vers le rivage.

Il déclara que la lave qui sortait de l'objet central ressemblait à un métal blanc, et provoqua, en tombant dans l'eau, des nuages de vapeur. Il déclara qu'un peu de lave tomba sur le rivage. Il déclara également que son chien fut tué ainsi qu'une mouette et que son fils fut blessé par cette chute de lave » ibid.

Je pensais avoir tout entendu avant de venir à Tacoma. Mais l'histoire de Dahl était la chose la plus bizarre que marrakech femme cherche homme jamais écoutée et malgré cela, il semblait, autant que je pouvais en juger, tout à fait sérieux dans ses affirmations » Arnold et Palmer, : Après cinq minutes de silence « Franchement, je ne trouvais rien à dire », écrit Arnold [ibid.

La vue des débris, « qui étaient lisses d'un côté et rugueux de l'autre » Office Memorandum : 2 ne convainc pas plus notre enquêteur en herbe.

Les débris que Dahl essaie de faire parler ne disent rien à Arnold. Du moins rien qui ait un rapport quelconque avec des soucoupes volantes.

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Son intérêt enfui, il passe le reste de sa soirée avec Dahl à discuter de rencontre avec un ovni enquête d un journaliste américain et de pêche. Pour qu'Arnold accorde à nouveau du crédit à l'histoire, il va falloir qu'un élément nouveau vienne s'y glisser, qui ne vienne pas des témoins, mais d'ailleurs, qui leur soit indépendant.

Les deux hommes ont beau avoir apporté avec eux une boîte de fragments ramassés sur l'île Maury, Crisman a beau raconter que le lendemain, en voulant vérifier l'histoire de Dahl, il vit lui-même, près de l'île Maury dont la plage était « couverte de lave », « un objet ayant l'aspect d'un ballon avec des hublots et des fenêtres, qui disparut dans un grand nuage » Office Memorandum : 3 ; il a beau arguer de ses états de service comme pilote civil et militaire Arnold et Palmer : 39Arnold ne se laisse pas convaincre.

Autant il lui semble que Dahl veut se faire oublier, autant Crisman lui paraît désireux « de dominer la discussion et d'orienter la façon de considérer toute l'affaire de l'île Maury » ibid. A ce point, et vu le peu de conviction d'Arnold, il n'a plus qu'à quitter Tacoma-les-Soucoupes, que ce soit en discutant avec les deux « témoins » d'autre chose, comme la veille avec Dahl, ou en partant, en recherche une femme pour la vie à Boise.

Tout en discutant avec les deux comparses, sans trop savoir que penser de leur histoire, notre enquêteur sort de si vous rencontrez une blonde poche des coupures de presse relatives à des observations de soucoupe. La première qui lui tombe sous les yeux « mentionnait des scories de cendres de lave tombées du ciel » ibid. Rencontre avec un ovni enquête d un journaliste américain, ense remémore sa réaction à la vue de cet article : « Tout d'un coup, je devins complètement excité à propos des fragments que j'avais vus la nuit précédente.

J'en voulais quelques-uns immédiatement et malgré le fait que notre débat en était resté au stade de la parole, j'accordais beaucoup plus de poids aux récits des expériences de Dahl et Crisman » ibid.

Il demande à Crisman à voir d'autres fragments « qu'il avait stockés dans son garage » ibid. Kenneth Arnold en oublie même Ray Palmer à Chicago : « Soudainement, je ne cherchais plus que pour moi seul, pas pour M. Palmer » ibid. Les soucoupes de Tacoma reprennent de la consistance par leur rapprochement avec d'autres, semblables, vues ailleurs, à quelques centaines de kilomètres. Chassez les soucoupes de votre pensée, elles reviennent vous sauter aux yeux. Dans le même mouvement, les débris qui hier, et malgré leur porte-parole Dahl, ne signifiaient rien de particulier pour Arnold redeviennent, pour un temps et localement, des fragments de disques volants.

Introduction de nouveaux éléments 20Mais cela ne suffit pas. Il faut encore pouvoir, une fois s'être convaincu de l'intérêt du cas, se donner les moyens de le déplacer et de le faire tenir ailleurs. Comment savoir si une telle affaire peut résister plus loin et plus longtemps? En faisant intervenir d'autres acteurs, en appelant à soi de nouveaux alliés. C'est ainsi que notre enquêteur, afin d'« aller au fond des choses » ibid.

Il fait part de son idée aux deux témoins : « Dahl ne se montra pas d'accord, tandis que Crisman accepta volontiers » Office Memorandum : 3. Dans le même élan, notre enquêteur joint au téléphone le lieutenant Brown et le capitaine Davidson, deux militaires de la base de Hamilton Field qui enquêtent depuis quelques semaines sur les observations de flying discs et qui ont déjà rencontré Arnold au sujet de son aventure du 24 juin, « car ils lui avaient demandé précédemment de les tenir informés des événements inhabituels ou intéressants liés aux disques volants » ibid.

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